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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 08:38

 

Quatrième de Couverture :

Depuis qu'il a tué le fils du dieu celte Camalus, celui-ci n'a de cesse de poursuivre Talon, ivre de vengeance. Et cela, malgré la terrible malédiction dont il a frappé le jeune homme : maudit à jamais, Talon verra tout ceux qui lui sont chers mourir devant lui...
Devenu un Chasseur de la Nuit, il jure alors de ne plus jamais laisser ses sentiments le contrôler. Jusqu'à ce qu'il rencontre Sunshine, la réincarnation de sa défunte femme, Nynia... Dès lors, il sait qu'il fera tout pour la protéger. Mais il se refuse à la perdre encore une fois. Arrivera-t-il enfin à vaincre la malédiction ?
Sunshine vit une vie tranquille jusqu'à sa rencontre avec Talon. Tout de suite séduite, elle ramène chez elle son sauveur, gravement blessé. Cependant, Talon s'entête à ne rien lui révêler sur sa propre vie. Pourtant, la jeune femme se rappelle l'avoir déjà vu quelque part...

 

 

Mon Avis :

Lecture achevée sans beaucoup d'entrant par rapport aux tomes précédents. Agréable quoique fade à mon goût. D'ailleurs, je me demande toujours pourquoi ce tome s'appelle la fille du shaman. 

Talon est doublement maudit et pas de chance pour lui ! Mais Sunshine s'accroche à lui. Un peu trop à mon goût : un type qui ressemble à un voyou se fait tabasser, elle le ramène chez lui et puis quoi, une partie de jambes en l'air ?! Tu pars vite en besogne Sunshine !
Après, les deux caractères m'ont beaucoup plu. Sunshine est lunaire, très rafraichissante et Talon, bah c'est Talon, je ne sais pas quoi dire à part qu'il me plaît.

Côté intrigue, ils sont embêtés par des dieux; on ne sait pas trop ce qu'il se trame, les gentils essayent d'arrêter les méchants. Et les éclaircissements arrivent bien trop tard à mon goût, la bataille finale est un peu trop expédiée alors que j'adore ces passages dans les romans ! Elle aurait pu être spectaculaire mais on à un portail destructeur qui ne s'ouvre même pas, de vilains dieux cloués au tapis en trois secondes et voilà, c'est la fin.

 

 

Extraits :

« — Ne compte pas t’en tirer comme ça !
— Il lui montra les crocs.
— Ne comprends-tu pas ce que je suis ?
Sunshine déglutit avec peine. Le Talon qui se tenait face à elle n’était plus le jeune homme qu’avait aimé Nynia, celui avec lequel elle avait joué, enfant, au bord du loch, celui qui l’avait épousée et lui avait fait l’amour avec passion et dévotion. Cet homme-là n’existait plus. Le Chasseur de la Nuit privé d’âme avait pris sa place.
Et pourtant, elle l’adorait toujours. Folie du cœur…
Aberration de l’esprit… Elle ne réussirait jamais à l’oublier. Elle ne voulait que lui, ne voudrait jamais que lui.
Et elle combattrait jusqu’à ses dernières forces pour le garder.
— Je sais qui tu es, Talon. Tu es celui auquel m’a liée le destin.
— Je ne suis plus un homme.
— Tu es mien, et je ne permettrai pas que tu me quittes. »

 

*****

« — Pourrais-je passer un coup de téléphone ?

— L’appareil est dans la cuisine.

— Euh… cela vous ennuierait-il de me l’apporter ?

— Désolée, mais ce n’est pas un sans-fil. Les sans-fil, pour moi, c’est l’enfer : je ne sais jamais où je les mets, et ça sonne, ça sonne… Je mets des heures à retrouver ces fichus engins. Le dernier que j’ai eu, je l’ai fait tomber dans les toilettes.

Talon regarda tour à tour la jeune femme et le rayon de soleil qui baignait la partie du lit qu’il n’occupait pas, se demandant lequel des deux était le plus dangereux pour lui. »

*****

« — Qui êtes-vous et pourquoi m’avez-vous appelée ? tonna une puissante voix féminine à l’accent très prononcé.
Le souffle coupé, Sunshine découvrit au beau milieu de son canapé une femme à la beauté saisissante. Ses longs cheveux auburn cascadaient en boucles sur ses épaules, et elle dardait sur Sunshine des yeux verts qui illuminaient un visage angélique… lequel exprimait clairement le déplaisir de se trouver dans le loft.
— Êtes-vous Artemis ?
— Petite, qui avez-vous appelé ? Artemis ou Peter Pan ?
— Artemis, répondit Sunshine, très mal à l’aise.
— Bien. Étant donné que je ne suis pas habillée en vert et que je ne porte pas de ridicule petit chapeau à plume, je ne suis pas Peter Pan. Je dois donc être Artemis.
— Est-ce que vous râlez toujours comme ça ? s’enquit Sunshine.
— Et vous ? Êtes-vous toujours aussi sotte ?
Écoutez, petite humaine, avec vous ma patience sera réduite à la portion congrue. Vous n’êtes pas l’un de mes sujets, et ce médaillon que vous portez autour du cou m’offense
 grandement. Alors, dites-moi vite ce que vous me voulez, que je puisse vous envoyer paître et rentrer chez moi.
Les choses s’annonçaient mal, constata Sunshine. Le grand chef de Talon avait un fichu caractère.
— Je vous ai appelée pour vous demander de rendre son âme à Talon. »

 

Ma Note :

Published by Just-Love-Books - dans Bit-Lit et ses Dérivés
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 08:29

 

Quatrième de Couverture :

Charlotte Calverstill, en vacances à la campagne chez son amie Julia, est folle de joie quand cette dernière lui suggère de se rendre au bal masqué de Stuart Hill. Ces réjouissances populaires sont inconvenantes pour des jeunes filles de la bonne société mais, sous leurs dominos, personne ne les reconnaîtra... Certes, Charlotte était loin d'imaginer perdre son innocence ce soir-là. C'est pourtant ce qui advient dans les jardins où l'entraîne un irrésistible inconnu. La voilà compromise... Tant pis, elle restera célibataire ! Trois ans plus tard, Charlotte reconnaît son amant d'un soir en la personne d'Alexander, duc de Sheffield.

 

 

Mon Avis :

J'adore Eloisa James, c'est une de mes auteures de romance préférées et il n'y a pas un de ses livres que je n'ai pas aimé !

Ici, Charlotte se fait déflorée dans un jardin obscur par Alex. Elle se prend la tête et se dit qu'elle ne pourra épouser personne et préfère rester vieille fille. Surtout que personne ne fait battre son cœur et réagir son corps comme le sombre inconnu. Puis, elle aime peindre et ça l'occupe à plein temps.
Trois ans plus tard, Charlotte se dit qu'elle aimerait changer de style, être une femme quoi et trouver un mari. Sauf qu'elle tombe sur Alex.
Alex est conquise par la jeune beauté, il la désire, la veut pour femme et puis il a besoin d'une nurse pour sa jeune fille. 
Ils s'enflamment l'un pour l'autre, et avec de nombreuses réticences, Charlotte accepte la demande en mariage. 
Réticences parce qu'Alex n'est pas le meilleur parti qui soit, on le dit impuissant, il a davantage besoin d'une nurse que d'une femme, ne reconnait même pas cette jeune vierge d'autrefois,
est coureur de jupons et a fait un mauvais premier mariage, bref, que des défauts !

Néanmoins, l'histoire m'a été bouleversante, parce que Charlotte tombe de malheurs en malheurs. Elle est carrément naîve, gentille quand elle n'est pas absorbée par sa peinture. Le problème est qu'elle s'enflamme de désir pour Alex qui est, on peut le dire, assez cruel avec elle même s'il n'en est pas toujours conscient. 

J'ai aimé ce couple, ces deux personnages, j'avais hâte de savoir l'issue de cette romance. On peut toutefois douter de la solidité du couple. Parce qu'on peut pardonner une grosse boulette, mais par deux fois son mari se méfie de Charlotte et l'abandonne comme une moins que rien, et là, on se dit vraiment que cette pauvre fille est une dinde. Et j'ai trouvé dommage que la révélation de la fameuse nuit du jardin n'arrive qu'à la fin du livre, on peut douter d'un mari qui ne reconnait même pas la femme qu'il dit aimer !

 

Extraits :

« – Pourquoi ne lui écris-tu pas un poème, ou quelque chose de ce genre ? suggéra David.
– Je l’ai fait, grommela Braddon. Ce n’était même pas mal du tout. Je m’étais largement inspiré de l’un des vieux livres de ma bibliothèque. Je disais qu’il y avait des perles sur chaque mèche de ses cheveux, si je me souviens bien, que ses yeux étaient des soleils et ses dents du cristal.
– Des perles dans ses cheveux, répéta David sans grand enthousiasme. Je ne sais pas… Qu’a-t-elle répondu ?
– Elle a ri, s’indigna Braddon en croisant les bras sur sa poitrine. Elle a ri et elle a dit merci, puis, un peu plus tard, elle s’est malencontreusement assise sur le poème.
Il jeta un coup d’œil meurtrier à David qui s’était permis un sourire.
– Wilkins l’avait soigneusement recopié sur un parchemin qu’il avait noué d’un ruban et d’une fleur ! Mais elle s’était levée pour saluer quelqu’un, et ensuite elle s’est assise dessus. Elle n’avait même pas l’air désolée !
David considéra Charlotte avec intérêt. Une
 jeune femme qui dédaignait les efforts littéraires du comte de Slaslow, si médiocres fussent-ils, était bien différente des demoiselles, toutes coulées dans le même moule, qui fréquentaient Almack. »

*****

« – Il embrasse bien ? s’enquit-elle. Vous me devez une réponse, pour m’avoir ainsi abandonnée.
Alex, qui avait entendu la question, se rapprocha de la porte entrouverte. Ce n’était pas de l’indiscrétion, lorsque le sujet était de cette importance ! Charlotte eut un rire léger.
– Oui, répondit-elle. Il suffit qu’il m’embrasse et je…
Elle s’interrompit, haussa les épaules.
– Vous quoi ?
– Eh bien, je fonds, voilà tout.
 « Sophie était très forte pour les plaisanteries érotiques, mais elle ne connaissait rien au sexe, en réalité.
– Cela semble plutôt inconfortable, non ? Remarquez, je ne sais pas exactement ce qui se passe, et ne vous croyez surtout pas obligée de m’expliquer. Je suis sûre que ma mère n’arrivera jamais à me raconter de quoi il s’agit, alors, quand j’accepterai l’un des garçons qui me courtisent, il faudra bien que ce soit lui qui fasse mon éducation.
Charlotte rougit davantage.
– Ma foi, c’est étrange… mais c’est aussi merveilleux.
Sophie l’observait avec curiosité.
– Ma
 mère dit que c’est très désagréable, mais qu’il faut l’accepter, en échange d’une place dans la société.
– Ce n’est pas… Ce n’est pas comme ça avec Alex.
– Voilà bien ma chance, marmonna Sophie. Vous avez pris le seul homme à Londres capable de rendre cette situation supportable, et moi, il me reste notre vieux Braddon. Je suis certaine qu’il m’expliquerait tout en faisant référence à ses chevaux ! Par moments, j’ai l’impression qu’il me considère comme une pouliche de qualité.
– C’est… magique. Parfois, je ne pense à rien d’autre de toute la journée, avoua-t-elle.
Sophie ouvrit de grands yeux.
– Alors il vaut peut-être mieux que je n’épouse pas Braddon. Je suis certaine que je ne penserais pas à lui toute la journée. J’ai autre chose à faire ! »

 

 

Ma Note :

 

Published by Just-Love-Books - dans Romance historique
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 08:41

 

Quatrième de Couverture :

Les dieux ont donné au prince Kyrian de Thrace beauté, force et goût du plaisir. Suite à une trahison, celui qui aurait pu dominer le monde est devenu le Maître des Ténèbres. Selon la légende, seul l'amour d'une femme pourra le ramener à la lumière... Assez ! Amanda en a plus qu'assez de sa famille d'hurluberlus. Enfin, de sa mère et de ses sueurs. Bien sûr, elle les adore, mais elle a plus d'affinités avec son père. Il ne parle pas aux esprits, lui, il n'est pas télépathe, il ne chasse pas les vampires pour se distraire... Amanda est comme lui : rationnelle. Elle veut l'être et mener une vie normale. Mais quand on vous kidnappe, qu'on vous assomme, qu'on vous enferme et que vous reprenez conscience enchaînée à un guerrier blond vêtu de cuir, aux muscles d'acier et aux yeux couleur d'orage, allez donc le renvoyer dans son monde parallèle !

 

 

Mon Avis :

Lecture terminée et je pense préférer ce tome-ci au premier qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable (en même temps, je crois l'avoir lu il y a des années). En soi, la lecture est tout à fait satisfaisante, j'aime le style d'écriture et l'univers mythologique de cette saga.

Du côté des personnages, Amanda est attachante, elle rêve de normalité mais c'est impossible étant donné ses antécédents familiaux. Entretenir l'illusion d'une vie tout à fait humaine se révèle d'autant plus difficile lorsqu'elle se retrouve enlevée et menottée à Kyrian.
Kyrian est un Chasseur de la nuit, en gros un gentil vampire qui tue les méchants vampires. Kyrian est traqué par un démon dont il a du mal à se débarrasser. C'est son boulot de chasseur de protéger les humains et zigouiller les démons mais il ne veut pas mettre en danger à Amanda, qui inexplicablement est devenue inestimable à ses yeux et qui veut à tout prix l'aider, parce que ouais, elle a le coup de foudre. Je vous laisse deviner les combats et les chamailleries qui risquent d'en découler !

En somme, un tome que j'ai apprécié, sauf le côté un peu niais de Kyrian au début. Ben ouais, quoi, il rencontre la première femme qui parvient à lui fait ressentir des émotions et ce depuis deux mille ans et il ne pige pas que c'est la fameuse femme qui pourra lui rendre son âme quoi ! Le pauvre chou est traumatisé à cause de sa première femme et n'imagine pas qu'une femme puisse l'aimer pour lui (on est pas toutes des croqueuses d'homme!). Mis à part ce point de mécontentement, je suis satisfaite, entre autres parce qu'on a découvert Nick, Talon et Acheron dont j'ai hâte de découvrir l'histoire !

 

 

Extraits :

 

« — Ne pouvez-vous pas l’aider ?
— Non. Ce serait aller contre notre code de conduite.
— Alors pourchassez Desiderius.
— Impossible. Il est la proie de Kyrian. Lui vivant, je ne peux attaquer Desiderius.
— Il faudrait que Kyrian meure ? Mais qu’est-ce que c’est que ce code à la noix ? cria Amanda.
— Ma chère, vous devriez postuler pour les chœurs de la Scala : vous avez une de ces voix… J’en ai mal aux tympans !
— Oh, ça va. Vous n’êtes pas marrant, Talon, repartit la jeune femme, quelques octaves plus bas cette fois. »

*****

« — Pourrais-tu mourir de nouveau, Kyrian ?
— Oui.
— Et qu’arriverait-il alors ?
— Si je mourais sans avoir récupéré mon âme, je serais condamné à errer sur terre pour l’éternité, privé de tous mes pouvoirs. Je ne serais qu’une ombre prise au piège dans mon enveloppe charnelle. Nul ne m’entendrait, mis à part les oracles. Je serais en permanence affamé et assoiffé, et cela ne cesserait jamais.
Un frisson secoua Amanda. Quelle horreur !
Qu’une telle monstruosité menace Kyrian la bouleversait.
— Tu pourrais être tué par un Démon ?
Il acquiesça d’un hochement de tête.
— Ce n’est pas juste !
— Quelle existence as-tu donc menée, jeune demoiselle, pour croire encore qu’on peut tout mesurer à l’aune de la justice et de l’injustice ? Il y a la vie, et il y a la mort. La justice n’a rien à voir là-dedans.
L’amertume de Kyrian navrait la jeune femme. »


*****

« — Tu sais, Kyrian, si tu voulais simplement t’assurer que j’allais bien, tu n’avais pas à faire l’effort de venir me chercher à la boîte. Il te suffisait de me téléphoner.
— Je n’avais pas ton numéro.
— Grâce l’avait, et puis il est dans l’annuaire. Tu aurais pu aussi le trouver dans mes pensées… Si tu es venu, c’est parce que tu en avais envie, n’est-ce pas ?
— C’est faux.
— Ah bon ? C’est bizarre, mais je n’en crois rien.
— Pas étonnant. J’ai toujours été un menteur complètement nul.
Ils éclatèrent de rire.
Amanda se tourna vers lui. Il portait ses lunettes noires, ce qui donnait à son visage un aspect mystérieux assez excitant. »

 

 

Ma Note :

 

 

17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 08:38

 

Quatrième de Couverture :

Un matin, Temple s'est réveillé dans un lit ensanglanté, sans aucun souvenir de la nuit écoulée. Depuis tout le monde le suspecte d'avoir assassiné celle qui devait devenir sa belle-mère et qui a disparu. Devenu duc de Lamont et propriétaire du club L'ange déchu, il n'a jamais pu se défaire de sa réputation de tueur et mène une vie solitaire. Douze ans plus tard, Mara resurgit, bien vivante, et lui propose un accord. S'il efface la dette de son frère envers le club, elle reparaîtra au grand jour et le lavera de tous soupçons. Pour Temple, c'est l'occasion rêvée de prendre sa revanche sur cette femme qui va désormais devoir se plier à tous ses désirs...

 

Mon Avis :

Temple, Duc déchu est considéré comme un assassin, sauf que sa victime est toujours vivante et sacrément séduisante. Il va d'ailleurs en profiter, car la jeune femme a besoin de son aide. Le couple est bien assorti et ils sont tous les deux plus touchants que ce qu'on aurait pu penser.

Tome agréable, qui se laisse lire, comme le reste de la série.

 

 

Extraits :

« — Je vous ai donné suffisamment de mon temps pour aujourd’hui, dit-elle. Disons une couronne ?
— Je ne vous ai pas demandé de me rejoindre, protesta-t-il.
Elle lui décocha un sourire narquois.
— Eh bien, je l’ai fait quand même. Vous avez de la chance, non ?
— Oh oui, fit-il en se balançant d’avant en arrière sur ses talons. J’ai toujours beaucoup de chance quand je suis avec vous.
— Une couronne, donc.
Elle le nota sur son carnet et se tourna vers la voiture.
— Les garçons ! cria-t-elle. Il est temps de rentrer.
Ils ne l’entendirent pas. À croire qu’elle n’avait rien dit.
— Les gars, jeta tranquillement Temple, et ils se tournèrent tous vers lui. Cela suffit pour aujourd’hui.
Les garçons descendirent du toit de la voiture sans rechigner, comme s’ils avaient attendu ces mots-là, cette voix-là, cette autorité-là.
Elle eut envie de hurler.
Au lieu de quoi, elle se dirigea vers la maison. 
— Vous n’êtes pas invité, lui lança-t-elle en se sentant suivie.
— La vérité finira par surgir, Mara.
— Pas aujourd’hui.
— Demain, alors.
— Cela dépend, éluda-t-elle.
— De quoi ?
— Du contenu de votre portefeuille.
La réplique le fit rire. Un son riche et chaud qui la troubla malgré elle. »

*****

 

« Si on lui avait demandé de parier sur ce qui se produirait dans cette pièce ce soir-là, il aurait peut-être émis l’hypothèse qu’il embrasserait Mara.
Il en avait eu envie dès qu’il l’avait prise dans ses bras, dans la ruelle.
Avant cela, même.
Depuis le moment où elle l’avait bouleversé en laissant entendre qu’ils avaient peut-être eu des relations intimes, autrefois.
Qu’il ait eu les nerfs tendus après s’être battu, c’était normal.
Ce qui était plus inquiétant était que cet état se soit changé en désir alors qu’elle lui caressait le bras dans la ruelle et s’inquiétait de sa blessure et de sa douleur.
Pendant le trajet de retour, cela l’avait tenaillé au point qu’il n’avait pu s’empêcher de prier la jeune femme d’entrer.
Autant jeter du sel sur une plaie, car il savait très bien qu’une fois chez lui, il la désirerait encore plus. Ces longues jambes, ce joli visage, cette splendide chevelure auburn qu’il mourait d’envie de dénouer, que de beautés affolantes !
Et ce n’était rien comparé aux sensations qu’éveillaient en lui le caractère de la jeune femme, son rire, ses vives reparties, ses regards tantôt acides, tantôt tendres.
Son désir s’était intensifié pendant qu’elle recousait sa plaie, et alors, oui, il avait parié qu’il l’embrasserait.
Mais pas qu’elle l’embrasserait. Cela, non !
Ce fut pourtant ce qu’elle fit.
Une main sur la nuque de Temple, elle inclina sa tête vers la sienne et captura ses lèvres. »

 

Mon Avis :

 

 

 

Published by Just-Love-Books - dans Romance historique
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 08:30

 

Quatrième de Couverture :

Redoutable marieuse, Sa Grâce la duchesse de Roxburghe s’apprête cette fois à relever un défi de taille. En effet, lord Alasdair Kirk souhaiterait faire sa cour à Mlle Dahlia Balfour, mais il cumule les handicaps. Tout d’abord, il est balafré et boiteux depuis l’accident qui a coûté la vie à sa première épouse. De plus, il a les manières déplorables d’un rustre. Surtout, Dahlia le déteste. Qu’importe ! décrète lord Kirk, qui ne veut pas entendre parler d’amour mais de « compatibilité ». La duchesse insiste : la jeune fille est romantique. Pour la conquérir, il doit se montrer raffiné. Et le reste, promis, elle en fait son affaire…

 

Mon Avis :

Tome somme toute assez agréable et que j'ai un peu plus préféré au précédent.
On arrive avec la dernière soeur Dahlia, qui sachant ses soeurs bien dotées aimerait faire un mariage d'amour comme elle. 
Elle est effectivement tombée amoureuse de Kirk mais après une broutille, se met à la détester. Elle préfèrerait un gentleman. 
Kirk est complètement à côté de ses pompes, il aime Dahlia mais ne le comprend pas encore. En effet, elle représente à ses yeux une femme calme et posée qui fera d'elle une bonne épouse.Surtout qu'il est un peu estropé et balafré, ce qui fait fuit toutes les jeunes filles abordables !
Bon, je vous passe le contenu de ce dernier tome, c'est le jeu du chat et de la souris, j'essaie de vous séduire et tout le blabla !

 

Extraits :

« Arrivé en bas de l’escalier, Angus, le valet, déposa Randolph au milieu des autres chiens qui haletaient d’excitation aux pieds de Sa Grâce.
— Gentil garçon, roucoula la duchesse.
— Merci, souffla Angus, et un grand sourire de fierté éclaira son visage criblé de taches de rousseur.
— Sa Grâce parlait au chien, imbécile, marmonna MacDougal.
— Oh, pardon, Votre Grâce.
— À toi aussi, maintenant, dit-elle gentiment. Tu as fait du bon travail en portant mon Randolph.
Angus n’aurait pu avoir l’air plus heureux.
— Merci, Votre Grâce.
Sur ce, il se risqua à jeter un coup d’œil supérieur au majordome.
MacDougal répliqua par un regard si hargneux que l’expression satisfaite du garçon s’effaça aussitôt. Content de lui avoir rabattu le caquet, MacDougal se tourna vers la duchesse avec un sourire aimable. »

*****

«  Ils le voient enfin tel que je l’ai toujours vu : talentueux, fort et beau », songea Dahlia.
Une étrange lumière pénétra son cœur, et elle sourit, emplie de fierté pour lui. Il avait cité quelques vers de Byron l’autre jour, mais elle ne l’aurait pas cru capable de réciter un poème entier avec tant d’intelligence et d’émotion. Mais le plus merveilleux était que, tout en le récitant, il ne l’avait pas quittée des yeux, comme s’il s’adressait à elle seule. Encore et encore, elle entendait sa voix caresser la phrase : « Je te vénère plus mais ne peux t’aimer moins. » Elle pressa la main sur son cœur battant. Il m’aime. La révélation la bouleversa, et elle dut se rasseoir.
— Dahlia ? Vous allez bien ? s’inquiéta Anne.
Elle s’obligea à sourire.
— Pardon. J’étais toujours sous l’effet de ce poème. J’adore Byron.
— Moi aussi, dit Anne en soupirant. »

*****

« — Toutes les femmes adorent Byron. Je l’ai constaté à maintes reprises sans jamais comprendre ce qu’elles lui trouvent.
— C’est parce que les hommes n’ont pas d’âme, répliqua Anne avec vivacité.
Il parut blessé.
— J’ai bien une âme, mais elle n’est pas du genre larmoyant.
— Ah, vous, vous êtes frivole. Vous ne vous souciez que de savoir si vos bottes sont bien cirées. Vous me l’avez dit vous-même l’autre jour.
— Je n’ai pas dit que c’était mon seul souci, protesta-t-il. Avoir des bottes bien cirées est certes important pour un gentleman, mais ce n’est pas tout.
— Oh ? Qu’y a-t-il d’autre ?
— Il y a aussi l’amidonnage de la cravate, dit-il en éclatant de rire.
— Ah, frivole ! Je le savais. »

*****

« — Dahlia a été en extase quand elle a vu ma bibliothèque. Elle n’arrivait plus à s’en éloigner. Elle s’est mise à me rendre visite régulièrement, et nous parlions des livres qu’elle venait de lire. Une fois, je l’ai convaincue de se mettre au pianoforte que j’avais fait venir de France en cadeau de mariage pour Elspeth. Dahlia est extrêmement douée.
— Elle m’a l’air parfaite.
— Elle le sera. Elle est agréable à regarder, elle aime les livres, elle déteste parler pour ne rien dire, et elle peut rester des heures à lire en silence… Elle fera une bonne épouse, acheva-t-il avec conviction.
— Une bonne épouse ? répéta Charlotte. C’est tout ce que vous espérez d’elle ?
Kirk soutint son regard, mais rougit légèrement.
— Cela suffit.
Il y avait dans sa voix une note d’obstination qui laissa Margaret perplexe. »

 

Ma Note :

 

Published by Just-Love-Books - dans Romance historique Duchesse
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 08:32

 

Quatrième de Couverture :

Après la disparition tragique de sa femme, sir Philip est totalement désemparé. Comment va-t-il faire pour élever ses enfants qui ont souffert de la maladie de leur mère ? Comment leur apprendre la tendresse, lui qui ne sait pas exprimer ses émotions ? Pourquoi ne proposerait-il pas le mariage à Miss Bridgerton, avec qui il entretient une relation épistolaire ? Surprise, mais en même temps troublée, Eloïse, qui ne fait rien comme tout le monde, quitte Londres en secret pour rejoindre dans son manoir cet homme qu'elle n'a jamais vu.

 

Mon Avis :

Je viens juste de finir ce tome et j'ai malheureusement été déçue.
Déjà, le tome concernant Colin était de loin moins préféré et la déception n'en est que plus brutale. Certes, l'écriture est toujours aussi agréable de même que les personnages mais je n'ai pas réussi à accrocher à ce tome bien trop court.

Pourtant, j'avais trouvé Eloïse facétieuse, agréable et absolument curieuse et agaçante dans les tomes précédents. J'avais hâte de vraiment la rencontrer. La première moitié du livre m'a été agréable. C'est une fabuleuse idée qu'elle a eu de s'enfuir au beau milieu de la nuit pour rencontrer un parfait inconnu. Surtout que celui-ci l'a invité pour l'épouser !

Toutefois, je n'ai pas eu les rebondissements et les situations loquaces que j'attendais pour leur rencontre. Par ailleurs, le duo Phillip/Eloïse manquait cruellement de piquant par rapport aux autres couples de la série. Phillip est banal, parfois désagréable à mes yeux. Je n'ai pas eu le coup de cœur quoi. Le couple n'en reste
 pas moins touchant. 

En conclusion, on a découvert une facette un peu plus maternelle d'Eloïse mais je trouve que ce tome reste assez fade et la romance dans le couple est peu exploitée. Les deux personnages se rencontrent, s'apprécient certes mais on a du mal à cerner les enjeux amoureux de leur union.

 

 

Extraits :

« À voir l'expression des quatre frères Bridgerton, l'arrivée d'Éloïse ne les enchantait guère.
—   Vous tirez ? Sans moi ?
— Point du tout, Éloïse, nous admirons juste ces armes.
—   Anthony, me prendrais-tu pour une idiote ?
— Bien sûr que nous tirons. Sophie s'ennuie toute seule. Tu devrais aller lui tenir compagnie.
—   Sophie est en train de lire !
— Un roman captivant, commenta Sophie au passage.
— Pourquoi ne ferais-tu pas de même, Éloïse ? C'est excellent pour l'esprit, conseilla Benedict.
—   Assez ! Donnez-moi un pistolet.
— Nous n'en avons pas assez pour tout le monde, répondit Anthony.
—   Dans ce cas, il suffira de partager.
— Tenez, dit alors Phillip en tendant le sien à Éloïse. Prenez le mien.
— Merci, cher ami. Il me semble avoir entendu Anthony qui hurlait « Deuxième manche ». J'en déduis que vous avez tous tiré une fois chacun, n'est-ce pas ?
Silence général.
— Quelque chose ne va pas ? demanda Phillip en s'adressant aux quatre frères.
—   C'est un monstre, marmonna Benedict.
 J'abandonne, déclara Grégory. D'ailleurs, je ne tire jamais le ventre vide.
— J'ai bien peur qu'il ne reste plus rien à manger. J'ai tout englouti, précisa Colin sans vergogne.
—  Avec un frère aîné comme Colin, seul un miracle a pu me sauver de la famine lorsque j'étais encore enfant.
—  Qui veut apprécier son repas doit savoir presser le pas, mon cher Grégory.
—  Colin ! Grégory ! À vous entendre, on croirait que vous avez grandi à l'orphelinat ! gronda Anthony d'un ton réprobateur.
—  Eh bien, mes frères, allons-nous tirer à la fin?
Éloïse leva le bras et, sans même paraître ajuster son tir, elle fit mouche du premier coup.
—  Où avez-vous appris à viser comme cela ? demanda Phillip, ébahi.
—  Je ne saurais vous le dire. J'ai toujours su tirer ainsi.
—  C'est une abomination, je vous le dis, commenta Colin.
—   Mais je trouve que c'est extraordinaire, Monsieur.
—   Vraiment, Phillip ?
—  Bien sûr, Éloïse. Si jamais on attaquait mon domaine, je saurais qui envoyer au front. »

 

*****

« —   Ne craignez rien, Éloïse.
—   Je n'ai pas peur.
—   Comment ça ?
— Je suis certes nerveuse, mais je n'ai nulle crainte.
—   Vous êtes sublime, ma douce.
— C'est ce que je répète à qui veut l'entendre, pourtant il semblerait que vous soyez le seul à me croire.
Phillip laissa échapper un gloussement amusé. C'était la deuxième fois qu'elle le faisait rire, et il remerciait Dieu de lui avoir donné une épouse aussi délicieuse. Il prit son visage entre ses mains, l'embrassa une fois encore, puis il inonda son corps de baisers, en prenant soin de ne pas s'aventurer trop près de son sanctuaire, même s'il brûlait d'envie d'en attiser le feu. Patience...
Phillip agrippa ses mollets et entrouvrit ses cuisses de velours. Il avait le souffle court et tentait de maîtriser l'impossible tension qu'il sentait monter en lui telle une lame de fond. Mais il fallait qu'il marque une pause.
—   Oh, Éloïse.
—   Phillip, vous êtes si... si... puissant.
—   Ne savez-vous donc pas que c'est exactement ce qu'un
 homme rêve d'entendre ?
—   Je n'en doute point. Ce doit être le genre de choses dont vous vous vantez en jouant aux cartes dans les tavernes locales, lança-t-elle avec une pointe d'ironie. »

*****

 

« Souhaitait-elle vraiment épouser Phillip cependant ? Cette question continuait à tarauder Éloïse. Elle éprouvait du respect pour cet homme, voire une certaine affection, mais de là à évoquer l'amour ! Comment prévoir l'évolution de ses sentiments à son égard ? Tomberait-elle jamais amoureuse de lui ? Le mystère restait entier.
Eloïse était toutefois convaincue qu'elle agissait pour le mieux en acceptant cette union. De toute façon, elle n'avait guère le choix, à moins de vouloir courir à sa propre ruine et de se voir condamnée au célibat. Quoi qu'il en soit, Phillip ferait un bon mari : c'était un homme honorable et honnête, et même s'il semblait parfois fort peu disert, il possédait néanmoins un certain sens de l'humour.
Et puis lorsqu'il l'avait embrassée...
De toute évidence, Phillip savait comment lui faire perdre la tête. Mais Éloïse avait toujours eu l'esprit pragmatique et restait persuadée que, même si la passion ne pouvait nuire à un mariage, elle ne saurait garantir la pérennité d'une union. »

 

 

Ma Note :

 

 

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 08:19

 

 

Quatrième de Couverture :

Où étiez-vous le matin du 11 septembre 2001, quand le premier Boeing a embrassé la Tour Nord du World Trade Center ?
Moi, je me souviens très bien. J'étais dans la Tour. Même que j'y suis mort.
Jusqu'à ce qu'on me ressuscite, quelques jours plus tard, pour une drôle de mission punitive. J'en connais certains en haut lieu qui ont du mouron à se faire…
Ne croyez pas tout ce qu'on vous raconte : les zombies existent, nous sommes parmi vous, nous avons soif de vengeance.
Et vu le nombre de salopards sur Terre, on a du pain sur la planche.

It's slaughter time !

 

Mon Avis :

J'ai lu ce livre sachant qu'il y avait un crossover entre Orcus et Felicity Atcock de Sophie Jomain, plutôt par obligation, histoire de me faire une idée du personnage.

Qu'elle n'a été ma surprise !!
Orcus semble mener une vie plutôt misérable, jusqu'à ce qu'il soit tué dans les attentats du 11 septembre.
Sauf que bim, Wilson - ou plutôt Satan - lui propose un marché : le ramener à la vie, en tant que zombie et devenir un de ses lieutenants. Ni une ni deux, Orcus trop lâche pour mourir, accepte de retourner sur terre pour moissonner des vies pour le diable.

Orcus fait bien son boulot. Il est cruel, quoique lui doit se voir pragmatique. Il a sa propre logique et se débrouille pour assurer sa survie. Il est drôle à mourir, un peu gore parfois, et j'ai adoré ! 
Sauf que marre d'être le larbin de Wilson, il va essayer de se libérer de son emprise. 

En bref, j'ai adoré, l'écriture est toute parfaite comme j'aime, c'est carrément jubilatoire. J'ai juste été déçue que le tome ait été si court !

 

 

Extraits :

« Logan grogne et s’approche du landau. Il fait sauter les attaches de la fillette, l’attrape par un pied et la lève au-dessus de sa tronche de cauchemar, comme pour mieux observer ce petit bout de bidoche à la lueur d’un réverbère.
La gamine, tête en bas, trouve ça nettement moins drôle et commence à brailler à son tour.
C’est le signal. Logan découvre une rangée de dents pourries et s’apprête à déchiqueter le cou de la môme.
Il serait peut-être temps que j’intervienne, non ?
Au moment où il s’apprête à refermer sa mâchoire sur la carotide de la petite, je l’arrête d’un bras ferme.
— Non, Logan, tu ne peux pas faire ça !
Vous avez déjà retiré une côte de bœuf de la gueule d’un pitbull, vous ? Ben empêcher Logan de se faire son quatre heures, c’est grosso modo le même risque, multiplié par dix. Pourtant, le bestiau a beau être dénué d’intelligence, il sait qu’il doit m’obéir en toute circonstance.
Il suspend donc son geste, non sans pousser un grognement de mécontentement.
« Je récupère la mouflette qui chiale de plus en plus belle et la remets en position normale entre mes bras. Elle se calme un peu, mais hoquette encore et a du mal à retrouver son souffle.
— Logan, c’est pourtant pas la première fois qu’on te le dit. Tu ne dois jamais, jamais, manger un enfant en le tenant la tête en bas !
— Mggggrrrr…
— Vous êtes vraiment cons, vous les golgoths, c’est pas possible ! Je te réexplique, Dugland. Avec votre manie d’attaquer systématiquement à la trachée, le sang gicle trois fois plus fort qu’ailleurs. Et sur un sujet aussi petit, qu’est-ce que tu crois qui va se passer si tu la saignes la tête en bas, hein ?
— Eurrrrrrrrrrh !
— Ben oui, t’auras à peine le temps d’arracher la trachée que tout le sang sera répandu par terre, gros mongol ! Tandis que si tu l’égorges la tête en haut…
J’attrape la gamine par ses boucles, lui plie la tête sur le côté pour lui dégager le cou, y plante les dents avec délice et lui arrache sa petite gorge. La pression artérielle fait gicler son sang si pur tout au fond de ma bouche. Putain que c’est bon ! »

*****

« Au milieu de cette boucherie, mon gars Logan se régale, le mufle luisant de sang et de merde.
Je l’observe, mi-dégoûté, mi-affamé. Il suçote un intestin dont il racle l’intérieur avec ses dents pourries. Il me file la gerbe, ce con. Ces putains de golgoths se précipitent toujours sur les parties les plus dégueulasses, sans prendre la peine de les nettoyer. Des vrais charognards scatophages ! Alors qu’il existe tant de parties plus nobles.
Je m’approche d’une cage thoracique ouverte, y fouille d’un doigt négligent. Cool ! J’arrache un morceau de poumon et m’exclame :
— Au goudron, mon préféré !
Oui, j’avoue un petit faible coupable pour les abats de fumeurs. Ils ont ce je-ne-sais-quoi de brûlé, ce petit goût unique qui me rappelle les barbecues trop cuits du temps où j’étais vivant. Ma madeleine de Proust à moi, quoi. »

 

Ma Note :

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 08:11

 

Quatrième de Couverture :

Lady Philippa Needham est fiancée à lord Castleton mais elle veut découvrir les lieux scandaleux de Londres ainsi que les mystères de l’amour avant son mariage. Elle va demander de l’aide à Cross, l’associé de son beau-frère et débauché notoire.

 

 

Mon Avis : 

La lecture de ce tome, à ma grande surprise, a été extrêmement rapide. J'ai encore apprécié l'écriture et l'univers. Puis, Philippa a un sympathique petit caractère qui m'a fait l'aimer tout de suite.
Ce que je n'ai pas compris, c'est pourquoi Cross tombe tout de suite sous son charme (ou alors pourquoi il n'a pas compris que c'était un coup de foudre!).

Je n'ai pas retenu grand chose de l'histoire, c'est plutôt le caractère des deux personnages et leur visible entente qui m'a davantage marqué. 
Ils forment un beau couple en fin de compte et j'ai aimé l'alchimie qui s'en dégageait.

Au niveau du scénario, on va dire que Philppa est très très curieuse et plutôt cartésienne. Du coup, elle a besoin de comprendre les rouages de la vie de couple, surtout d'un point de vue intime. Qui de mieux que le célèbre débauché Cross pour l'aider ? A partir de là, on voit bien comment l'histoire va se dérouler, c'est même très prévisible. On appréciera la légèreté de l'écriture et l'humour constant et rafraichissant de ce tome !

 

Extrait :

« — Je vous demande de m'initier à la perdition, déclara-t-elle aussi froidement que la première fois.

La façon dont ses lèvres s'incurvaient autour des syllabes, caressant les consonnes, s'attardant sur les voyelles, renforçait la signification des mots.
Il se mit à faire carrément chaud dans la pièce.
— Vous êtes folle.
Elle se pétrifia, visiblement surprise par la remarque. Bien. Il était temps que quelqu'un d'autre que lui soit surpris.
— Je ne crois pas, dit-elle au bout d'une minute.
— Vous devriez quand même en envisager la possibilité, assura-t-il en s'efforçant de mettre un peu de distance entre eux – tâche compliquée, compte tenu de l'encombrement de la pièce. Car le fait de débouler sans chaperon dans le plus célèbre enfer du jeu de Londres en réclamant... en réclamant ce que je n'ose répéter ne peut s'expliquer rationnellement.
— La présence d'un chaperon n'aurait pas rendu ma démarche plus rationnelle, répliqua-t-elle. En réalité, elle l'aurait rendue impossible.
— Précisément, dit-il en enjambant une pile de journaux.
Le parfum de linge frais et de soleil qui émanait de la jeune femme l'enveloppa. Il tenta de l'ignorer. 
 — Amener un chaperon dans le plus célèbre enfer du jeu de Londres, c'est cela qui aurait été aberrant, vous ne trouvez pas ?... Quel bel objet ! dit-elle en passant un doigt sur le boulier. Vous vous en servez souvent ?
Il fut distrait par ses longs doigts sur les boules noires. Par leur légère courbure. Une imperfection ?
D'ailleurs, pourquoi ne portait-elle pas de gants comme ses congénères de la bonne société ? Pourquoi n'y avait-il rien de normal chez elle ?
— Non.
— Non ? fit-elle en dardant sur lui de grands yeux curieux. Vous n'utilisez pas le boulier ? Ou bien, non, vous ne pensez pas que se faire accompagner d'un chaperon aurait été aberrant ?
— Ni l'un ni l'autre. Le boulier est peu maniable...
Elle poussa une boule d'un côté du cadre à l'autre.
— Vous comptez plus vite sans lui ?
— Exactement.
— C'est vrai aussi pour les chaperons, signala-t-elle avec le plus grand sérieux. Je suis plus efficace toute seule.
— Plus dangereuse, sûrement.
— Vous me trouvez dangereuse, monsieur Cross ?
— Laissez tomber le monsieur. Et, oui, je vous trouve dangereuse.
— Pour vous ? s'enquit-elle d'un ton plutôt satisfait.
— Surtout pour vous mais, si votre beau-frère vous trouvait ici, j'imagine que je passerais un mauvais moment. »

 

Ma Note :

 

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 09:03

 

Quatrième de Couverture :

C’est le cadeau répugnant d’un vampire tueur en série qui m’a incitée à m’intéresser à Las Vegas. Mais la situation est pire que je ne le pensais : plusieurs officiers de police et un exécuteur ont été assassinés. Épaulée par trois marshals, dont l’impitoyable Edward, je dois mener l’enquête. Heureusement qu’il est là pour couvrir mes arrières, car tout porte à croire que c’est un tigregarou qui a fait le coup. Or, ces derniers sont très puissants dans la Cité du péché, ce qui signifie que je risque bien de prendre quelqu’un de haut placé à rebrousse-poil…

 

Mon Avis :

Je viens de finir ce tome, et disons que je suis mi-figue mi-raisin.
D'abord, j'ai apprécié le fait qu'on soit très centré sur l'enquête policière ... sauf que cette enquête ne m'a pas plu ! Elle ne m'a pas fait frissonner d'horreur comme certaines précédentes. ON se dit qu'on va avoir affaire à du lourd avec le SWAT de Las Vegas, mais même pas. On passe beaucoup de temps sur des trucs métaphysiques et on présente les membres de l'équipe locale quoi.
Après, j'ai adoré passé du temps avec davantage de tigres et on va en savoir plus étant donné qu'Anita agrandit sa ménagerie. 
Un autre gros point fort, c'était Edward présent tout au long du tome, ça c'était top. Surtout qu'il n'était plus totalement froid et effrayant comme la Mort, il montre qu'il est vraiment attaché à Anita. 

Après, j'ai été déçue, parce que je trouve qu'Anita est devenue une vraie chouineuse. Elle se pose trop de question et s'est un peu trop lamenté sur son sort dans ce tome. Après, je comprends ces doutes, c'est pas évident de rester marshal fédéral sans que cela n'empiète sur sa vie privée. Mais là y en avait trop ...
Après, parlons sexe, étonnamment, il y en avait moins dans ce tome-ci. J'aime bien les scènes de cul de temps en temps, et ça fait du bien d'avoir un tome qui n'en ai pas surchargé du début à la fin ! 

Heureusement, la fin livre a été juste comme j'aime, avec tout ce qui faut, un peu de monstres, un peu de baston et les gentils qui gagnent mais pas sans y avoir laissé un bout d'eux mêmes !

 

Extrait :

J’avais déjà bossé sur un paquet d'affaires de tueurs en série, mais aucun des assassins ne m'avait jamais envoyé de tête humaine par la poste. C'était une première. Je détaillai la tête spectrale à travers le sac en plastique dans lequel elle était emballée. Elle reposait sur mon sous-main, comme des centaines d'autres paquets précédemment livrés chez Réanimateurs Inc. dont le slogan est : « Ici, les vivants relèvent les morts pour mieux les tuer. » La tête était proprement entourée de glace, comme si un employé de la poste s'était chargé de l'empaqueter. Ce qui pouvait fort bien être le cas : les vampires savent se montrer très persuasifs, et l'expéditeur était justement l'un d'eux.

 

Ma Note :

 

 

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 10:08

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Quatrième de Couverture :

ELLES ETAIENT 35 CANDIDATES
ELLES NE SONT PLUS QUE 6
Trois cents ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l'oubli. 
De leurs ruines est née Illéa, une monarchie de castes. Mais un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne.
La Sélection de trente-cinq candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Elite restante n'est plus composé que de six prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, alors que deux factions rebelles veulent faire tomber la monarchie.
Pour América Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l'amour qu'elle éprouve pour Aspen, garde royal qu'elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales...
Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, América navigue à vue dans
la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie...

TOUT JEU COMPORTE DES REGLES, ET LES REGLES SONT FAITRE POUR ETRE TRANSGRESSEES.

 

 

Mon Avis :

Tome tout aussi agréable.
On retrouve beaucoup moins le côté Bachelor et c'est aussi bien. L'aventure est divertissante, on imagine quelque chose par rapport aux renégats. Les gouvernements précédents auraient caché quelque chose d'historique, une grosse révolte qui auraient bousculé l'ordre établi. C'est pour cela que les renégats volent des livres. 
Par contre, j'ai moins apprécié America qui est un peu trop fluctuante. Elle change d'avis pour un oui ou un non un peut trop souvent à mon goût. 

 

Extraits : 

« - En réalité, nous nous disputons assez souvent.
- Quoi ?!
- Oh, et je lui ai donné un coup de genou dans les parties sensibles un jour.
Un ange passe, puis May s'étrangle de rire. Elle plaque une main sur sa bouche et papa pince les lèvres, contenant à grande-peine son hilarité. Maman change de couleur.
- America, c'est une plaisanterie ? Dis-moi que tu n'as pas agressé le prince. »

*****

« - Si j'avais pu demander votre main au gala d'Halloween, je l'aurais fait. Les fiançailles sont censées être une affaire officielle, avec mes parents, des invités, les caméras, mais j'ai obtenu la permission de vous poser la question fatidique en privé. Je ne vous ai jamais dit cela ?
J'avais préparé un long discours, plein de promesses. A un moment, j'aurais eu un trou de mémoire et je me serais ridiculisé. Et pourtant... chaque mot est resté gravé dans ma mémoire. »

 

Ma Note :

 

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